S.O.S

Aide la mer, elle te le rendra.

La mer est menacée de toutes parts. L’humain en est le principal responsable, par ses modes de vie et ses comportements. Il est capable du meilleur comme du pire. Nous sommes 8 milliards sur terre. Nous pêchons, nous mangeons, nous nous déplaçons, nous cultivons, nous commerçons, nous construisons, nous recherchons, nous développons, nous nous chauffons, nous jetons, etc.

Ce qui constitue un progrès pour les uns, constitue une menace pour les autres. Aujourd’hui, il est important de faire preuve de discernement* et de se demander si nos actes respectent avant tout, celle qui nous nourrit : Dame Nature.

Ce discernement, tu peux l’acquérir avant tout par la connaissance. Intéresse-toi à ce qui t’entoure, documente-toi pour comprendre et te faire ton propre avis. Tes valeurs guideront alors tes choix. Mais garde toujours à l’esprit que l’humain n’est qu’une espèce parmi tant d’autres et qu’elle est dépendante de ce qui l’entoure.

Au secours !

La liste des menaces est longue malheureusement… Quelles sont-elles ? Nous allons les parcourir rapidement et reviendrons sur chacune d’entre elles ultérieurement.

Le réchauffement climatique :

L’atmosphère entoure la terre. Elle est composée de gaz (oxygène et azote principalement, de méthane, d’ozone) et de vapeur d’eau. Elle apporte l’oxygène et l’eau dont nous avons besoin pour vivre. Elle nous assure une température moyenne, comme une couverture ou comme une serre. Ces gaz sont naturels et existaient bien avant notre présence sur terre. Toutefois, nos activités nombreuses et variées ont augmenté le taux de concentration de ces gaz et créer de nouveaux gaz de synthèse en renforçant cet effet de serre.

De plus, les nuages font la pluie et le beau temps… Ils renvoient une partie des rayons du soleil dans l’espace et dans l’atmosphère, comme un parasol. C’est le cas des nuages bas chargés d’eau qui refroidissent l’air ambiant, tandis que les nuages hauts en laissent passer plus et donc permettent le réchauffement de la surface terrestre. Cela fait au moins trente ans que les températures augmentent.

La montée du niveau des mers :

Les mers et océans occupent 71 % de la surface de la terre. Le réchauffement de l’air fait fondre les glaciers et les calottes glaciaires*. La chute des blocs de glace, de plusieurs centaines de kilomètres et de plusieurs centaines de mètres d’épaisseur participe à l’élévation du niveau de l’eau. D’autre part, l’augmentation de la température de l’air réchauffe celle de l’eau, de ce fait le volume d’eau augmente. Il s’agit de la dilatation de l’eau. C’est un phénomène naturel, mais pas sans conséquence dans le cas présent. 🤦‍♂️

L’acidification des océans :

Pas de vie sur terre, sans émission de carbone. Les océans absorbent et rejettent du dioxyde de carbone (CO2) dans une certaine mesure. Seulement, tout est une question d’équilibre. Et ce n’est plus le cas, depuis que l’humain le perturbe avec l’utilisation qu’il fait du charbon, du gaz, du pétrole, depuis qu’il détruit des forêts, qu’il transforme certains sols… Les océans absorbent davantage de carbone, ce qui a pour conséquence de modifier son pH* en l’acidifiant. De plus, cela impacte directement l’ensemble des organismes marins en termes de diversité, de répartition, de migration et de reproduction. Leur alimentation peut être modifiée également ainsi que leur habitat.

Les pollutions :

Et oui, il n’y en a pas qu’une…

Tout d’abord les déchets. Nous l’avons vu et le reverrons en long, en large et en travers, les déchets qu’ils soient ménagers, agricoles, industriels ou radioactifs proviennent de l’activité humaine et des terres à 80 %. Le reste provient des professionnels de la mer. Le plastique est le déchet le plus présent et constitue une menace souvent fatale pour les poissons, les oiseaux de mer, les tortues et les cétacés qui l’ingèrent. Il provoque une intoxication et/ou un étouffement.

Bouteille à la mer

Les marées noires :

C’est la conséquence d’un pétrolier accidenté, qui déverse des centaines de milliers de tonnes de pétrole dans la mer et qui se répandent en profondeur dans le sable, jusqu’aux côtes. C’est aussi l’avarie* d’un bateau transportant des produits chimiques ou toutes autres cargaisons qui tombent à l’eau. Il s’agit alors d’une catastrophe écologique qui tue la faune et la flore.

Ce sont aussi les dégazages sauvages qui consiste à laver les citernes des pétroliers et à purger des moteurs de bateaux en pleine mer à l’abri des regards. Ce sont des pratiques illégales répréhensibles par la loi. Pourtant, il existe des ports équipés d’installations spécifiques prévues à cet effet.

Les marées vertes :

C’est le développement important et l’échouage sur le littoral d’algues vertes. Ces algues se développent par l’apport d’un excès d’azote et /ou de phosphates dû à des facteurs climatiques mais surtout à des pratiques agricoles, des rejets domestiques et industriels. Lorsque ces algues échouées en nombre sèchent, elles dégagent un gaz toxique, l’hydrogène sulfuré. Dans ce cas, elles sont ramassées de façon mécanique et il n’est pas rare que l’accès à la plage y soit interdit, pour raison de toxicité pour l’humain et l’animal.

Les pollutions sonores et lumineuses :

Le  monde du silence…L’océan ? NON

Certains animaux marins émettent des sons pour communiquer, se déplacer, se reproduire. Mais comment peuvent-ils s’entendre entre les moteurs des différents bateaux qu’ils croisent (plaisance, pêche, transport, commerce, militaire, croisière), les activités nautiques en tout genre, le fonctionnement des éoliennes, les sonars des activités militaires et j’en passe…

Il en va de même pour la lumière. On sait que la luminosité de la lune et des étoiles influence le comportement et la reproduction des animaux marins. Mais les lumières artificielles émises par les villes côtières s’infiltrent dans l’eau et perturbent le cycle de vie des organismes marins, notamment la photosynthèse des algues.

Lumière de la nuit

Le tourisme de masse :

Il est devenu au fil des décennies, de plus en plus facile de se déplacer à travers le monde. Certaines destinations et notamment les littoraux sont très prisés à certaines époques de l’année, si bien qu’une concentration importante de touristes en un même lieu sur un temps donné engendre des impacts négatifs sur l’environnement, entre autres.

Seuls, des comportements responsables font la différence…

La surpêche :

Contrairement à la pêche artisanale, la surpêche est une pratique destructrice de la réserve disponible de poissons et crustacés. Ces méthodes sont multiples. Il s’agit de captures massives d’espèces au chalut *, à la senne*, ou à l’explosif.

Ces filets gigantesques ne leur laissent aucune chance de passer au travers de leurs mailles. Beaucoup d’individus morts ou qui ne correspondent pas à la demande du marché sont rejetés à l’eau.

De ce fait, sans parler de la souffrance infligée aux animaux, ces pratiques assassines épuisent les milieux marins et servent en premier lieu la cupidité *de certains.

L’urbanisation des littoraux :

Tout le monde voudrait voir la mer de chez lui…mais ce n’est pas raisonnable.

Plus de la moitié de la population mondiale habite déjà près des côtes. L’urbanisation * du littoral se développe toujours un peu plus au détriment des milieux naturels comme les marais, les dunes, les mangroves, etc. Ils jouent un rôle précieux en terme de protection des océans et des côtes et aussi dans la préservation de la biodiversité. Sans parler de l’extraction du sable dont les hommes se servent pour construire des habitations et subvenir à leurs besoins quotidiens.

Les intempéries :

Avec le réchauffement de l’eau, les tempêtes, les cyclones, les ouragans, les typhons, les tsunamis, tous provoquent de grands mouvements d’eau, au travers de vagues gigantesques qui peuvent faire reculer les dunes, ronger les falaises et inonder des villes côtières, voire les ensevelir. Ces scénarios catastrophes sont malheureusement de plus en plus fréquents.

Les espèces invasives :

Lorsque les bateaux naviguent, ils peuvent transporter à leur insu*, sur leur coque ou dans leurs citernes des animaux ou des végétaux et les déplacer vers de nouveaux territoires. Ces espèces peuvent devenir envahissantes si elles se reproduisent en masse et même nuire à la biodiversité locale.

Lexique
Discernement

Sens critique

Calotte glaciaire

C’est un type de glacier d’eau douce très étendu et épais. En Antarctique (pôle sud) et au Groenland (pôle nord)

pH

Mesure caractérisant l’acidité ( 7) d’un milieu

Avarie

Dommage survenu à un navire, à un véhicule ou à leur cargaison

Chalut

C’est un filet en forme d’entonnoir attaché par des câbles et traîner par le chalutier

Senne

C’est un filet à maille fine permettant d’encercler des bancs de poissons

Cupidité

Désir immodéré d’argent, de richesses

Urbanisation

Concentration croissante de la population dans une agglomération de type urbain

A l’insu

Sans qu’on le sache